Le lecteur s’apprête à entrer dans l’univers d’un des plus grands auteurs contemporain, Liang Xiaosheng, dont Humanité est le chef d’œuvre. Le premier des trois volumes de ce texte monumentale ouvre une fresque historique et familiale, écrite au fil des bouleversements sociaux et politiques de la Chine maoïste.
Sans compromis ni complaisance, ce grand roman est aussi un document historique unique. Par son travail méticuleux et la profonde humanité de sa plume, l’auteur invite à une odyssée bouleversante.
Découvrez le début d’une saga incontournable, adaptée en série télévisée aux trois cents millions de téléspectateurs et disponible sur Disney + et Amazon Prime dans plus de 50 pays.

Humanité, a été récompensé par d’innombrables prix littéraires, parmi eux le prix MAODUN, le plus prestigieux prix littéraire en langue chinoise.
Le texte de Liang Xiaosheng a connu un parcours extraordinaire, et je ne serais pas surpris qu’un jour les historiens soient amenés à raconter l’épopée de cette saga, traduite, récompensée, adaptée et récompensée à nouveau sous sa forme télévisuelle.
La fresque qu’il commence dans les années 60 dans la ville A, en Sibérie Chinoise, s’achève dans les années 2010, dans une ville B pourrait on presque dire, tant le changement a été radicale. Les lieux ont été transformés, les personnages ont été en grande partie remplacés. Ceux qui n’ont pas été remplacé ont tellement changé qu’ils sont devenus méconnaissables. C’est tout juste si certains noms propres perdurent : à quoi font-ils références ? Aux adolescents affamés des premiers chapitres, aux vieillards souffreteux des dernières pages ? Aux amis fidèles du premier tome, ou aux traitres du dernier volume ? Difficile donc, de faire de ce roman un pavé de plus sur la route de l’identité nationale. Comme l’a dit le poète : la rose d’hier n’existe que de nom.
Les trois long volumes de cette saga ne sont pas de trop pour contenir une chose rare en littérature : non seulement le parcours psychologique complet d’un personnage principal, de son enfance au crépuscule de sa vie, mais celui de toute une petite société d’individu aux parcours très différents. Les vies de plus d’une centaines de personnages s’y développent sur plus de six décennies et mille cinq cent pages.
Cette multiplication des points de vus donne au roman une dimension sociale, les personnages s’entrainant les uns les autres dans ce qu’on appelle habituellement le cours de l’histoire. Les trajectoires de ces personnages permettent d’entrer dans les coulisses d’une histoire où les grandes périodes historiques n’existent qu’à travers leur conséquences perceptibles. On n’aura jamais fréquenté avec une telle richesse de détails, avec une telle précision ni avec une telle humanité, ce passé englouti et sur laquelle la nostalgie semble ne pas pouvoir opérer.
En parlant d’humanité : il va de soit que c’est une très mauvaise traduction du titre de ce roman, simplement toutes les autres options que nous avons envisagées étaient pires. En chinois, le titre désigne le siècle, au sens de la vie profane, celle des gens du peuple, par opposition à la vie des gens importants. Mais cette opposition, en français entre la vie profane et la vie du clergé, nous avons préféré l’écarter, non pas par soucis du politiquement correct : il n’en est jamais question dans cette oeuvre, mais parce que le texte de Liang évite soigneusement la tentation manichéiste : si c’était une pièce de théatre il faudrait imaginer une scène sans coulisse. A l’inverse la notion d’humanité, c’est à dire non seulement de l’être humain mais de l’être plus humain, nous a paru plus raccord avec l’évolution sociale que ce texte raconte. Par ailleurs le grand tact et la connaissance intime avec laquelle il évoque la vie politique, la vie en usine mais aussi la vie intime, dans les quartiers plus ou moins délabrés et leurs maisons bourgeoise ou bien leurs taudis en terre, sont un acte d’humanité unique, que les reportages, les études historiques et les témoignages ne permettent pas. En ce sens on peut dire que la vérité romanesque est ici plus vraie que la vérité scientifique.
Le Tome 2 sortira le 5 Juin 2026, à l’occasion d’une conférence de lancement au centre culturel de Chine de Paris.
Le Tome 3 sortira le 1 Octobre 2026.





